Valère SOME, un grand monument du Sankarisme vient de s'éteindre...-Par Houssein IBRAHIM HOUMED

  • Houssein IBRAHIM

Valère SOME, Un grand monument du Sankarisme vient de s’éteindre…

Valère SOME vient de s’éteindre…Il a rejoint Thomas SANKARA , le Président éternel du FASO, l’idole des jeunes, le chéri de ces dames, la fierté du Burkina-Faso et de toute l'Afrique! On ne pouvait pas dissocier les deux hommes, le Président de son ministre, le révolutionnaire de l'idéologue, le panafricaniste de l'homme intègre, le prophète du professeur!

Deux hommes unis par le même rêve: libérer le Burkina-Faso et l'Afrique du joug du colonialisme et de l'impérialisme!
Révolutionnaire et intellectuel Burkinabè, Valère Somé était un panafricaniste convaincu et un des derniers grands monuments du Sankarisme.

C’est lui qui rédigea le discours d’orientation politique (DOP), la référence théorique de la Révolution d’octobre 1983 qui jeta les bases solides d’un Burkina à la fois prospère et souverain. Il était l’idéologue du gouvernement révolutionnaire. 
C’est encore lui qui dénonça l’existence des cellules de torture, la célèbre cellule « Bassolé » du nom du général actuellement emprisonné, où il fut "frappé jusqu'à perdre connaissance" (lire le bouleversant témoignage "les nuits froides de décembre)

Il était aussi sociologue, anthropologue et auteur de « Thomas Sankara, l’espoir assassiné ». Connu pour son franc-parler, il ne ménageait pas les assassins du PF comme Diendéré et Blaise Compaoré et même son tortionnaire attitré, Salif Diallo: qui "dirigeait personnellement les séances de torture, y prenant même une part active".

Valère SOME était aussi habité par une grande force morale: il croyait en l'idée de réconciliation nationale et était capable d’un grand pardon. Oui, il avait pardonné à ses tortionnaires de son vivant car disait-il:

« la haine tue d’abord celui qui la porte avant d’atteindre celui contre lequel elle est dirigée ».

A travers la disparition de Valère SOME, c’est un monument entier du Sankarisme qui disparaît.

Le Burkina-Faso perd un de ses dignes fils et l’Afrique un symbole de la lutte contre le colonialisme!

La patrie ou la mort nous vaincrons !

Vive le Peuple du FASO !
Vive le Burkina-Faso Libre !
Vive l’Afrique bientôt Libre !

Houssein IBRAHIM HOUMED

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